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Typologie d’une architecture québécoise contemporaine


Toute architecture doit puiser l’esprit de son temps. Tout en s’appropriant un lieu, un bâtiment doit pouvoir transposer les idéaux et le savoir faire d’une époque. L’architecture moderne a été marquée par une cassure avec tout ce qui s’était fait auparavant. Les techniques de construction et les nouveaux matériaux permettaient aux architectes de se lancer dans l’exploration de formes qui n’avait jamais pu être réalisées auparavant. Des architectes tels que le Corbusier et Oscar Niemeyer ont particulièrement travaillé en ce sens. L’utilisation massive du béton, qui caractérise aujourd’hui l’architecture des temps modernes, annonçait à l’époque l’arrivée des « temps nouveaux » en rupture complète avec les prémisses du passé. De manière générale, Le Corbusier dicta les règles de cette nouvelle architecture : le plan libre, les aires de services au rez-de-chaussée, des constructions sur pilotis et la terrace sur le toit.

Chapelle de Ronchamp par Le Corbusier

Congrès National du Brésil d'Oscar Niemeyer

À Québec, bien qu’elle aie tardé à venir, les immeubles modernes se sont rapidement approprié la ville alors que Québec vivait une période de grande croissance économique pendant les années soixante. Le gouvernement provincial a d’ailleurs développé ses édifices à bureaux à cette époque. Les grandes avancées techniques du XXe siècle auront aussi permis de diminuer grandement les délais de construction, ce qui était fort bénéfique lors d’une période de grande croissance. Il fallait « contenir » le développement économique. Des bâtiments fonctionnels et rapidement construits étaient donc la grande préoccupation de l’époque.

Le Complex G à Québec

Pour ses fondements très pragmatiques et son apparence souvent perçue comme étant drabe et froide, l’architecture moderne a été largement décriée tout au long de son évolution et même jusqu’à aujourd’hui. L’approche fonctionnaliste et minimaliste de l’architecture moderne est souvent critiquée en vertu d’un manque d’humanisme.

Cet humanisme, il est aujourd’hui retrouvé dans l’architecture contemporaine qui met davantage l’accent sur le confort des occupants, sur un esthétisme épuré mais empreint du lieu. Utilisant les techniques de construction éco énergétiques et dans une optique de développement durable, l’architecture contemporaine est aussi caractérisée par une enveloppe qui fait la juxtaposition de matériaux traditionnels (la pierre naturelle, le bois) à des matériaux modernes (aluminium, acier, béton et verre).

Préface


C’est souvent avant d’entrer profondément dans un élément, un champ de connaissance, une discipline, un nouveau sport ou un nouvel instrument de musique qu’il est possible de l’apprécier malgré son ignorance. Il ne s’agit pas d’un état d’esprit péjoratif, car c’est à ce moment qu’une personne peut s’exprimer le plus honnêtement et simplement sur un sujet en question. Le débutant détient le plus grand pouvoir quand il s’agit de jeter ses premières impressions en toute liberté. C’est dans cette aventure de critique sur l’architecture de Québec que je me lance aujourd’hui…

Je tenterai de décrire à ma façon les phénomènes architecturaux qui ont pris place dans l’histoire ou qui se développent dans la capitale du Québec. Cette analyse sera le fruit de mes observations lors de mes déambulations dans la cité et de mes lectures sur l’architecture québécoise dans son ensemble.

J’aurai pour but d’apporter un point de vue des plus originaux à une littérature qui m’apparaît homogène et peu abondante à première vue. Je profiterai à plein escient de ma jeune expérience en architecture et de mon expérience personnelle pour exprimer ma pensé.